Une dernière nuit très courte, nuit moustique, nuit fleur
C'est maintenant qu'il faut dormir
car plus tard il y aura l'eau, le vent
Les branches, les feuilles, feront des vagues
Nous aurons dans les yeux des nuages
Fermer l'oeil, l'horloge s'évapore
Entendre la marée prendre toute vie comme une mère
Rêver d'océans omniscients, totaux et sublimes
Pays d'algues aux plantureux poissons noirs et blancs
Horizons vierges, patinoires vers l'infini
Des vents libres de papillons ancestraux
Il faut dormir, maintenant
Ici, devant l'abysse
Dormir avant l'étreinte absolue
mardi, juin 30 2009
Sommeil d'eau
Par Robin Matte le mardi, juin 30 2009, 12:59
lundi, juin 15 2009
Cause à effet
Par Robin Matte le lundi, juin 15 2009, 15:01
On se décide souvent sur les causes, rarement sur les conséquences.
samedi, juin 13 2009
Je suis snob
Par Robin Matte le samedi, juin 13 2009, 11:02
Je ne me suis jamais considéré comme étant quelqu'un de timide ou d'asocial. Marginal, ça oui. Ayant des goûts et des opinions généralement différentes, ça oui. Je ne suis pas le gars qui raconte sa vie au premier set de dents qui se dévoile à moi (drôle à dire, venant d'un blogueur - une partie de moi doit probablement exprimer son exhibitionnisme refoulé ou je ne sais trop), mais de là à dire que je suis timide, ça non.
Je suis allé à un party hier. Pas que ça me tentait, mais c'est qu'un ami cher y était et je ne l'avais pas vu depuis longtemps. Les partys, c'est pas pour moi. Ce n'est pas comme ça que j'aime faire la fête. Plus y'a de monde plus on rit, ça ne marche pas avec moi. J'aime être entouré, ne vous méprenez pas, mais je déteste devoir interagir avec quelqu'un qui à priori me désintéresse fortement. Oh moi, les secrets de chambre d'hockey du gars qui a vu l'gars qui a connu le gardien de buts des Cataractes de Shawinigan, vraiment ça me divertit autant que regarder un bas puer sur le plancher.
Je connaissais, au moins de loin, tous les gens présents. Il y avait pourtant ceux qui jouaient aux dés autour d'une table et qui s'exclamaient en meute lorsque les enjeux se concluaient, puis il y avait "les autres gens, ceux qui ne se mêlent pas aux autres", les asociaux, quoi. Eux, ils avaient du fun, ils riaient et criaient. Les "autres gens", eux n'en avaient probablement pas, forcément: ils ne criaient pas et riaient plutôt en silence.
Nous étions cinq et nous restions à l'écart. Pas par misanthropie ou par timidité, mais plutôt parce qu'on voulait rester près des hauts-parleurs, pour ne pas manquer certains détails de la piste de Tool ou de Plants and Animals. Aussi, nous avions autre chose à se dire que "ha ha ha il a roulé deux six, que l'yâb m'emporte".
"Salut!"
"QUOI?" ( voulant dire "kossé tu veux?" )
"Ça va? Non, hein?"
"Vous là, vous autres, vous êtes les gens qui... qui... se mêlent pas aux autres, hein, qui restent dans leur petit coin..."
Je pointe la table autour de laquelle sont déjà rassemblés trop de gens pour l'espace disponible.
"Question de ne pas s'empiler les uns par-dessus les autres, on se garde une petite gêne et on reste à l'écart, tu vois" (lui dis-je poliment, pour ne pas lui dire le fond de ma pensée qui aurait ressemblé à: "euh, non, votre jeu est hautement débile, et votre fun par rapport aux dés m'exaspère, et de surcroît, je ne suis pas sou au point de me mêler à ceux qui m'ennuient").
En quittant le party, je me suis posé la question: "suis-je tout simplement snob?".
Probablement.
Ca doit être ça, forcément.
Je ne m'intéresse pas à ceux qui n'ont rien d'intéressant à partager.
J'ai déjà entendu quelque part que chaque individu avait quelque chose à apporter à son prochain. Je n'y crois pas.
Je suis snob.
jeudi, juin 11 2009
Le mystérieux visiteur de Loto-Québec
Par Robin Matte le jeudi, juin 11 2009, 10:54
Un véritable voile de mystère entoure ce mystérieux visiteur qui depuis aussi longtemps que je me souvienne, visite environ une fois par mois mon blogue, depuis même l'ouverture de Robineux.com. Le dit visiteur arrive comme ça, à l'improviste, anonyme malgré son statut de travailleur chez Loto-Québec, clique sur quelques liens que mon blogue offre à qui voudra bien cliquer, puis il repart sans mot dire, comme si sa visite n'avait jamais eu lieu.
Tout cela pour dire: bonjour à toi, mystérieux visiteur!
Être humain
Par Robin Matte le jeudi, juin 11 2009, 08:43
En réalisant que nous ne sommes "qu'un autre humain", on devient plus humain. Pour le meilleur ou pour le pire.
vendredi, juin 5 2009
Un seul remède
Par Robin Matte le vendredi, juin 5 2009, 14:38
Des rires qui masquent la pitié de soi
aux larmes qui étouffent en vain la honte
Rien ne fait sauf le pardon
jeudi, mai 21 2009
L'autobus
Par Robin Matte le jeudi, mai 21 2009, 12:36
L'autobus, c'est un zoo humain. À chaque arrêt, un nouveau phénomène, un nouveau puzzle composé de chair, de sang, de trippes et de toutes sortes de liquides innommables, un nouvel organisme vivant, sentant, pensant. Un nouveau mystère. Cet homme à l'odeur de vieille maison à vieux objets et à vieilles fenêtres, que fut-il, qui est-il? Et cet adolescent au visage déformé par des guerres d'hormones, et cette mère aux enfants mulâtres? Peu importe ce qu'ils sont vraiment.
Mes questions meurent au fur et à mesure que je leur invente un passé, un présent, un avenir. En réalité, pour moi, et pour les autres voyeurs, ils ne sont que leur odeur, leur visage déformé et leurs enfants mulâtres. Rien d'autre. Car rien d'autre ne transparait réellement.
Oh, bien sur, parfois un visage se contorsionne de tristesse. Alors là, je peux m’imaginer toutes sortes de choses. Un échec, une perte, un vif regret, un désespoir. C’est forcément quelque chose du genre. Quoi exactement, vraiment, on s’en fout. Le pleureur inconnu n’est que sa tristesse. Et sa tristesse n’est que matière à rêver.
Il y a aussi ces femmes qui entrent dans le bus et qui mobilisent toute l’attention mâle, ou presque. Comme si rien n’était, elles s’assoient quelque part et ce quelque part devient le centre de l’autobus. Elles scrutent qui regarde, qui s’intéresse. Les regards se détournent, sauf ceux des plus désespérés, qui insistent pour avoir un sourire, rêvent d’un clin d’œil, d’un dessous de robe.
Il est rare dans un autobus bondé de ne pas croiser un handicapé mental ou quelconque personnage à dysfonction visible. Celui-là entre dans l’autobus, s’assoit où il le peut, et tous font semblant que le nouveau passager est comme les autres. Personnellement, ils m’intéressent. Je les regarde. J’examine comment ils sont habillés, comment ils respirent, où ils regardent et je fabule sur la nature de leurs pensées, de leur quotidien. Je m’imagine qu’ils furent un jour champion d’une équipe de volley-ball, directeur d’une firme d’avocats, professeur de maths. Ils ne furent probablement rien de tout cela, mais ça m’aide à faire passer le moton. Le moton de dégoût de ce que la vie peut faire vivre. De ce que je pourrais avoir à vivre.
Ainsi, l’autobus est un carrefour où plusieurs destins se croisent en silence et se devinent ou s’inventent les uns les autres. Une réflexion sur l’autre, et donc sur soi s’impose. A moi, en tout cas.
lundi, mai 4 2009
Pourquoi jamais le peuple n'a été vaincu et pourquoi jamais il ne le sera
Par Robin Matte le lundi, mai 4 2009, 12:34
"À votre capacité d'infliger la souffrance, nous opposerons notre capacité d'endurer la souffrance."
Martin Luther King, 1963
jeudi, avril 30 2009
000101000? 10010001!
Par Robin Matte le jeudi, avril 30 2009, 12:20
Ah! Si les ordinateurs pouvaient philosopher... que serait donc ce monde?

vendredi, avril 24 2009
Naissance du monde
Par Robin Matte le vendredi, avril 24 2009, 13:01
De l'amour qui explose comme un big-bang (ou vice-versa).

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